Ce que faisait Bambi à Versailles

Bambi à Versaille

Bambi à Versailles

Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis mais il y a bien des façons de retourner sa veste !
Dans notre article « Touché…Coulé... », nous rendions compte de l’attitude manipulatoire qui a consisté, en 2012 et 2013 à faire passer un riche merle pour une grive par les responsables du Louvre et de Versailles. Nous avions également souligné la bienveillance étonnante du magazine Télérama.
Chaque fois que nous mettons en lumière la responsabilité d’une personne, institution ou média, nous leur envoyons l’article. C’est ce que nous avons fait cette semaine pour Télérama et ce matin, nous recevons d’une lectrice un article tout frais intitulé « Que faisait Bambi à Versailles ? » C’est une excellente question posée par Yasmine Youssi, journaliste, chef de service Arts et Spectacles du magazine. Eh bien nous allons brièvement l’informer puisqu’elle ne semble pas se rendre compte du poids d’une parole publique soutenue par un média. AHAE a payé des sommes exorbitantes pour exposer ses photos et obtenir une légitimation indue par les dirigeant.es du Louvre et de Versailles. Cette légitimation a été renforcée notamment par Télérama. Voici un florilège extrait d’un article publié le 22 août 2013 dans Télérama et affublé de 3 T, un must donc :
– « Le photographe naturaliste sud-coréen développe un concept simple, mais pas simpliste ».
– « Un nouvel épisode insolite dans la vie de ce héraut de la banalité, qui malgré les apparences, n’est vraiment pas banal ! »
– « Riche homme d’affaires, (…) s’est retiré du monde il y a quatre ans pour se consacrer à un unique projet, radical de sobriété : photographier à chaque heure du jour et de la nuit, au fil des saisons, ce qu’il contemple depuis la fenêtre de son studio, dans la campagne, au sud de Séoul.  »
– « Pour comprendre la démarche du photographe, il faut remonter aux sources de la culture chinoise, qui a irrigué toute l’Asie depuis des siècles, à sa peinture et à sa poésie, si bien transmise par l’académicien François Cheng, dans des livres comme Vide ou plein, le langage pictural chinois, paru en France en 1991. »
– « Ahaé s’inscrit aussi en héritier des variations du Japonais, Hokusaï (1760-1849) ».
– « La France, très active ces derniers mois à resserer les liens diplomatiques avec l’Asie du sud-est, a ainsi offert, aux Tuileries, comme à Paris, une vitrine de choix à Ahae, prince éclairé, mécène des temps modernes. »
Et enfin cette perle qui ferait un collier à elle seule : « L’art, de musées en pays, est un parfait véhicule pour fluidifier les affaires, les idées, et la diplomatie… De Jeff Koons en 2008 à Versailles, aux 125 ans du joaillier Bulgari au Grand Palais en 2012, en passant par les grandes saisons culturelles. Le Nôtre, Penone, Ahae… Versailles cette année se met au vert, à l’ombre tutélaire du Grand soleil ! » Suivent, au grès de l’article, des références à Monet et au caractère philanthropique de l’homme d’affaire recherché par toutes les polices.

Voilà ce que faisait Bambi à Versailles. Et si l’histoire de Bambi a pu nous faire pleurer, enfant, cette nouvelle version de Bambi à Versailles peut nous tirer des larmes d’une tout autre nature.

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